Malheureusement, les seniors paient chers leur assurance et pourtant, c’est le moment ou jamais d’en avoir besoin.  Alors que notre pouvoir d’achat baisse au moment de la retraite, les dépenses de santé plus conséquentes engendrent une augmentation des cotisations de mutuelle. Comment rétablir l’équilibre et trouver votre compte ?

Pensez au tiers payant

Facilité indispensable, est ne occasion pour vous de ne pas faire l’avance des frais médicaux. Certaines catégories de patients bénéficient du tiers payant obligatoire. Depuis le 1er janvier 2017, le tiers payant sur la part Sécu peut également être proposé à tous les patients mais il n’est en aucun cas une obligation. Il s’applique sur les prestations suivantes :

  • Consultation chez le médecin traitant
  • Prescription de médicaments remboursés par la Sécu
  • Examens ou soins de radiologie ou d’analyses médicales
  • Hospitalisation

Il reste au patient le ticket modérateur, qui est la différence entre les frais réellement payés et le remboursement de la Sécu. Ce ticket modérateur peut être pris en charge intégralement ou partiellement par la mutuelle. La plupart des organismes complémentaires proposent le tiers payant automatique sur les remboursements des prestations citées plus haut. Pour d’autres dépenses (dentaire, optique), il faut faire une demande d’entente préalable d’application du dispositif.

Délai de carence

Peu d’assurés y prêtent attention, mais les complémentaires santé comme l’offre mutuelle santor prévoient un délai de carence entre la souscription du contrat et le début de la prise en charge. Il concerne les prestations les plus onéreuses comme les dépenses d’optique, de dentaire et d’audiologie, également l’hospitalisation (sauf urgence). Ces délais varient entre un et trois mois, mais peuvent aller jusqu’à neuf mois voire un an pour les appareillages les plus coûteux. Ils ont pour but d’éviter les effets d’aubaine, c’est-à-dire une souscription uniquement en prévision de dépenses à venir. Au moment de comparer les offres, l’absence de délais de carence (ou l’existence de délais courts) est un critère à prendre en compte.

La transparence sur le contrat

Les organismes complémentaires se sont engagés à améliorer la lisibilité des contrats, une promesse faite chaque année, en vain. En juin dernier, ils ont proposé au Comité Consultatif du Secteur Financier une série de mesures visant une présentation harmonisée de cinq grands postes de remboursement des garanties (hospitalisation, dentaire, soins courants, optique, prothèses auditive) et l’expression claire des remboursements, à savoir par des exemples chiffrés en valeur absolue en euros. En attendant cette mise en œuvre, il faut privilégier les contrats indiquant clairement les remboursements et leurs plafonds pour avoir une idée précise des prises en charge futures.

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Comme au supermarché, les promotions pullulent chez les complémentaires santé. Surtout en fin d’année pour inciter les assurés à changer de mutuelle, les contrats débutant le plus souvent en janvier : 2 mois de cotisation offerts, ristourne en cas d’adhésion en couple, ou encore des tarifs préférentiels à condition d’accepter un reste à charge de 1€ ou 2€ par facture. C’est tentant, mais il est préférable de s’attarder sur les garanties pour avoir une vision à long terme du contrat.

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